Les importations de volailles continuent d'augmenter en France

+3,2 % de volailles importées en 2023 : le déficit de la balance commerciale se creuse

(Source : ITAVI d’après douanes françaises)

Les importations de volailles ont continué leur essor en France en 2023. Elles ont augmenté de +3,2 % sur 1 an en volume pendant que les exportations diminuaient de -8,4 %. Sur l’année, 44 % des volailles consommées en France ont été importées. La part des volailles importées en France a ainsi progressé de +10 points en seulement 3 ans ; elle était de 34 % en 2020.

La balance commerciale des volailles ne cesse ainsi de se creuser. En 2023, elle était en déficit en volume et en valeur : -448 000 tonnes (équivalent carcasse – tec) et -1,23 milliard d’euros.

Hausse majeure des importations de volailles en provenance de Pologne, Ukraine, Thaïlande

(Source : ITAVI d’après douanes françaises)

Les importations de volailles en France proviennent en premier lieu de Pologne, qui exporte plus de 253 500 tec de volailles en France, en hausse de +10 % vs 2022. Elle est suivie de la Belgique (207 000 tec ; +6 %) et des Pays-Bas (132 700 tec ; +7 %). Il est à souligner que les importations d’Ukraine, du Brésil, de Thaïlande transitent par d’autres pays d’Europe, comme les Pays-Bas, la Hongrie ou la Tchéquie, deux pays en provenance desquels les importations sont en forte hausse.

 

1 poulet sur 2 importé en France : essentiellement des découpes

(Source : ITAVI d’après douanes françaises)

Sur l’ensemble des volailles, les poulets sont les plus touchés par les importations, essentiellement utilisés par la restauration hors domicile et les entreprises de seconde transformation pour la réalisation de produits élaborés. La croissance des importations est en effet à mettre en parallèle avec l’augmentation de la part de la restauration Hors Domicile dans la consommation globale des volailles en France.

En 2023, les importations de poulets ont ainsi poursuivi leur progression : +3,4 % en volume vs 2022. En 3 ans, elles ont bondi de +37 %, soit un volume supplémentaire de 217 000 tonnes (équivalent carcasse – tec) de poulets arrivés sur le sol français.

En 2023, 50 % des poulets consommés en France étaient encore issus de l’importation.

La majorité des importations de poulets est constituée de filets (près de 3700 000 tec ; +3,6 % vs 2022), de cuisses (142 300 tec ; +1,3 %) et de préparations (140 500 tec ; +11,4 %). Des produits très utilisés par les professionnels de la RHD et les industries de la transformation (produits élaborés, cuisinés, charcuteries, etc.

Identification de l’origine : seulement 15 % des restaurants répondent à l’obligation légale

Depuis le 1er mars 2022, un décret impose aux établissements de restauration proposant des repas sur place ou à emporter, d’indiquer aux consommateurs l'origine des viandes de volailles, porcs et moutons qu'ils mettent à leurs menus, comme c’était déjà le cas pour la viande de bœuf depuis 2002. Une avancée importante que l’Interprofession de la Volaille de chair - ANVOL - sollicitait de longue date. Pourtant, une récente enquête* montre que seuls 15% des restaurants répondent à cette obligation. Si l’obligation n’est pas respectée, c’est avant tout par manque d’information.

La filière des volailles françaises estime ainsi qu’un décret de cette nature, sans communication officielle et sans contrôle, n’a aucun effet si ce n’est de produire un bénéfice politique momentané et d’embellir les discours des ministres de l’Agriculture qui se succèdent. Ce décret doit absolument être accompagné d’un dispositif de communication et de contrôles pour que la souveraineté alimentaire ne reste pas un vain mot.

Si la filière des volailles françaises est consciente du rôle qu’elle doit jouer pour diffuser largement cette information et l’accompagner d’une démarche autour de son logo « Volaille Française », il paraît urgent que l’État passe également à l’action. Il est indispensable, d’une part, qu’il accentue la communication autour de l’application de ce décret et, d’autre part, qu’il intensifie les contrôles de la DGCCRF dans les établissements concernés.

Des actions d’autant plus urgentes à mener que l’application du décret n’est pour le moment prévue que jusqu’à fin février 2024, ce que déplorent les professionnels des volailles françaises, qui appellent à sa pérennité.

 

Identification de l’origine : seulement 15 % des restaurants répondent à l’obligation légale

Depuis le 1er mars 2022, un décret impose aux établissements de restauration proposant des repas sur place ou à emporter, d’indiquer aux consommateurs l'origine des viandes de volailles, porcs et moutons qu'ils mettent à leurs menus, comme c’était déjà le cas pour la viande de bœuf depuis 2002. Une avancée importante que l’Interprofession de la Volaille de chair - ANVOL - sollicitait de longue date. Pourtant, une récente enquête* montre que seuls 15% des restaurants répondent à cette obligation. Si l’obligation n’est pas respectée, c’est avant tout par manque d’information.

La filière des volailles françaises estime ainsi qu’un décret de cette nature, sans communication officielle et sans contrôle, n’a aucun effet si ce n’est de produire un bénéfice politique momentané et d’embellir les discours des ministres de l’Agriculture qui se succèdent. Ce décret doit absolument être accompagné d’un dispositif de communication et de contrôles pour que la souveraineté alimentaire ne reste pas un vain mot.

Si la filière des volailles françaises est consciente du rôle qu’elle doit jouer pour diffuser largement cette information et l’accompagner d’une démarche autour de son logo « Volaille Française », il paraît urgent que l’État passe également à l’action. Il est indispensable, d’une part, qu’il accentue la communication autour de l’application de ce décret et, d’autre part, qu’il intensifie les contrôles de la DGCCRF dans les établissements concernés.

Des actions d’autant plus urgentes à mener que l’application du décret n’est pour le moment prévue que jusqu’à fin février 2024, ce que déplorent les professionnels des volailles françaises, qui appellent à sa pérennité.

 

*Étude Roamler réalisée pour ANVOL et l’APVF (Association pour la Promotion de la Volaille Française) au printemps 2023 auprès de 380 établissements français de restauration, chaînés ou indépendants.

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